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site national :  http://vocations.cef.fr/  .....................  Le séminaire d'Orléans

 

21 juin 2009: LOÏC ordonné diacre 
église du Sacré-Cœur à Bourges

 

Présentation de Loïc       

Après son Engagement Loïs est accueilli dans le Chœur pour la liturgie de la Parole

Images  suivantes>>>>>

 

Homélie de Mgr MAILLARD >>>

 

28 juin 2009 : VINCENT ordonné prêtre

cathédrale de Bourges

 

 

Présentation    de Vincent

Homélie de Mgr MAILLARD >>>

D'autres photos de son ordination presbytérale seront disponibles ici, et aussi ci dessous >>>

Les horaires et lieux des premières messes du Père Vincent Béguin

Des photos de l'ordination diaconale de Vincent >>>

Et d'autres encore sont là >>>

Pour en savoir +  >>>>  les rites de l’ordination en vidéo :

http://www.seminaire-orleans.fr/actualites/ordinations-2009/221-rituel-ordination-sacerdotale.html

Images cliquables en HD     ©E. MALAVAUX (ID)

Vincent proclame

L'Evangile, puis suit la

 Prostration durant la 

Litanie des Saints

 

Imposition de mains

On apporte Etole et

  Dalmatique pour Loïc

 L'Evangile est remis

 

 

Voici le Corps du Christ

Voici le Sang du Christ

 

 

 La PAIX du Christ

Un petit mot :

Merci Mon Dieu

Pour mieux connaitre Loïc, retrouvez ses témoignages vidéos :

La vie du séminariste

Les rapports du séminariste avec le monde

 

Découvrez et imprimez le commentaire illustré de l'ordination diaconale

 

Aujourd'hui, l'Evangile

est proclamé par Loïc

 

 

 Prostration durant la

Litanie des Saints

 

 Après Mgr Maillard,

 chaque prêtre impose

 les mains

 

Remise des vêtements

 sacerdotaux,    Onction

 par le Saint Chrême

 

 

 

Envoi en mission

à Châteauroux

 avec le Père Godefroy

 

Depuis son arrivée à Bourges, Mgr Maillard, n'a cessé d'interpeller les catholiques du diocèse sur le thème des vocations... Ces pages autour des vocations, vous permettront de trouver différentes ressources pour comprendre ce qu'est une vocation, et comment chaque baptisé peut la vivre. Ressources et liens vous permettront de bâtir aussi des interventions auprès de différents groupes.

 * Une série de témoignages autour des vocations : époux et épouse, religieux et religieuses, prêtre, séminariste, diacre permanent, ...

 * Un reportage au sein du séminaire interdiocésain d'Orléans

 * Des liens et différents supports

 * Ressources : journée mondiale de prière pour les vocations

Témoignages :

Les vocations c’est l’affaire de tous. Afin de mieux vous faire comprendre l’appel que Dieu lance à chacun d’entre nous, le service des vocations du diocèse de Bourges a recueilli en 2007 quelques témoignages de personnes ayant eu la grâce d’offrir leur vie au Seigneur.

Pour cela, ces personnes aux itinéraires variés, ont accepté de nous répondre par le biais de quatre questions :

 

    1- Les circonstances dans lesquelles ces personnes ont répondu à l’appel du Seigneur

           2- Quelle est la caractéristique principale de leur vocation ?

                    3- Pour elles, que faut-il dire à un jeune qui se pose des questions sur sa vocation ?

                            4- Quelle est aujourd’hui leur espérance ?

Un couple

 

Bénédicte et Jérôme
Bergerault
Mariés depuis septembre 1983
5 enfants de 20 à 8 ans
Vivent à Bourges

 

1-Elevé dans une famille de tradition chrétienne et malgré le divorce de mes parents, il me semblait « naturel » de
m’engager avec Béné en me mariant à l’église. Cependant ayant une Foi plutôt sociale que personnelle et malgré une
préparation au mariage sérieuse, je n’ai pas vraiment eu conscience de répondre à un « appel du Seigneur » le jour de
mon mariage. C’est plus tard lorsque je me suis senti touché personnellement par le Christ que j’ai réalisé la chance inouïe de partager avec mon épouse la même quête, la même soif de Dieu et de pouvoir avancer ensemble sur ce chemin de sainteté qu’est le mariage.

2- Ce qui caractérise notre vocation c’est le OUI prononcé le jour de notre mariage et redit tous les jours de notre vie. Un OUI pour aimer l’autre tel qu’il est mais aussi tel qu’il deviendra.
Un OUI, qui nourri par le sacrement de Mariage, nous permet d’être, l’un pour l’autre et pour nos enfants, des témoins de la Foi et de l’Amour du Christ

3-Aux jeunes, nous dirions que se marier, c’est donner librement sa vie pour construire une relation féconde. C’est vivre « une aventure au quotidien » pour fonder une famille, accueillir les autres, s’engager et témoigner dans la vie de tous les jours …. Participer à la création. Prendre le risque de cet
engagement, c’est donner un sens à sa vie.

 

4- Notre espérance, c’est d’être capable de reconnaître le Christ dans les personnes que nous rencontrons chaque jour. C’est croire qu’Il est vivant, qu’Il nous attend et qu’Il nous accueillera au soir de notre vie.

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Un prêtre diocésain

Père Jean- François Breton
Curé doyen du Val de Creuse,

curé de la paroisse

sainte Jeanne Elisabeth (Le Blanc)

 et de Tournon Saint Martin
Ordonné en 1975

 

1-J’ai pensé à être prêtre, j’avais 9 ans. J’aimais participer aux offices avec mes parents. La beauté des célébrations, la joie du curé de ma paroisse, son amour de Dieu et sa passion de servir les autres, m’ont marqué depuis mon plus jeune âge. Chaque mercredi, j’allais au patronage. Nous étions entre 250 et 300 jeunes. Je m’épanouissais au sein de ma paroisse. A 11 ans, mon curé me demanda : « as-tu pensé un jour à être prêtre ? » ; et sans hésitation, avec une joie difficile à définir, j’ai répondu « Oui ». A aucun moment de mon adolescence, je n’ai douté de l’appel de Dieu. Je ressentais en moi une véritable aspiration à me donner au Seigneur : sentiment difficile à exprimer. J’ai eu la chance d’être accompagné par mes parents et de vivre avec eux, les temps forts de la vie liturgique de l’Église.
Aujourd’hui, je pense que la famille est importante dans l’éveil d’une vocation. Je fus marqué également par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. A 11 ans, j’avais déjà lu : « Histoire d’une âme ». Je crois que Thérèse de Lisieux m’a aidé à découvrir l’appel du Seigneur. Elle fut mon maître à penser et elle l’est encore aujourd’hui

2- Ce qui caractérise ma vocation, c’est le désir de me donner au Seigneur et à l’Église ; c’est aussi d’aider mes frères à découvrir le Message de l’Évangile, ce message qui motive toute ma vie et qui me permet de devenir ce que Dieu veut que je sois. Ce qui caractérise aussi ma vocation, c’est de témoigner de la joie évangélique. Je suis un prêtre heureux et il est très important pour moi de témoigner de cette joie qui m’habite. Etre prêtre est pour moi l’occasion de dire et de témoigner que Dieu peut combler toute une vie. Je ne regrette pas de m’être donné à l’Amour. Pour moi ; le Célibat est un don qui m’est fait pour mieux vivre ce don de moi-même au Seigneur, à l’Eglise et à mes frères. Le Célibat est une richesse dont je n’aurai jamais fini d’en mesurer les fruits.

3- Si des jeunes se posent la question de leur vocation, je les encouragerai à prendre au sérieux l’appel qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes. Dieu ne peut jamais nous conduire dans une impasse. Ne jamais fermer la porte au Seigneur, mais il est important de lui dire, comme le jeune Samuel : « Parle
Seigneur, ton serviteur t’écoute ! ». Si des jeunes venaient me parler de leur vocation, je leur dirais : « priez, faites-vous accompagner dans votre recherche, prenez le temps de découvrir l’oeuvre de Dieu dans vos vies et répondez au Seigneur, sans crainte, sans peur. Dieu comble toute une vie. »


4- Mon espérance aujourd’hui ? Dieu continue d’appeler, l’Eglise aura toujours les prêtres dont elle a besoin. Je crois en  cette Eglise qui m’a éduqué dans la Foi et qui m’envoie pour proclamer la Bonne nouvelle du Salut. Mon expérience aujourd’hui, c’est qu’à toute situation particulière correspond
une Grâce particulière. J’ai confiance ; l’Esprit Saint est toujours à l’oeuvre.

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Un séminariste

Loïc Jaouanet
Séminariste en 5éme année
23 ans
Originaire de Vierzon

 

1-Pour ma part, lorsque j'emploie le mot appel pour caractériser ma vocation, j'entends la joie que j'ai à envisager la vie de prêtre diocésain. Je me sens appelé dans le sens où je perçois que c'est dans cette vie là que je serais heureux. Dieu appelle tout le monde au bonheur. Je pense que la vie de prêtre peut combler mes attentes. Dans ma relation à Dieu je ressens aussi que c'est dans cette vie là que je serais le plus à même à participer à l'annonce du Royaume. C'est dans cette vie là que je serais témoin de l'amour que Dieu porte aux hommes. Si je peux affirmer cette chose c'est que j'ai confiance en Dieu, j'ai confiance en sa capacité à me soutenir. Je le sais aussi grâce à ceux que j'ai vu rayonner alors qu'ils avaient fait ce choix. C'est très important d'avoir des exemples. Je rends grâce à
Dieu de m'avoir donné de tels exemples. Nous sommes des hommes, nous avons besoin de voir et merci Seigneur, tu m'as donné de voir. J'ai longtemps pensé n'être pas digne, mais Jésus lui-même ne c'était pas choisit une équipe de vainqueur durant sa vie. Mais il les a fait se dépasser, il les amener plus loin. Personne n'est digne ou plutôt tout le monde l'est, car c'est Jésus qui appelle, c'est lui qui donne. Il sait lui ce dont nous sommes capables.

 

2- L'annonce du royaume et le service

3- Ne pas avoir peur. Elle est vraiment mauvaise conseillère. Elle nous fait couler comme Pierre en pleine mer. Osons, avec Jésus on marche sur la mer, ce qui parfois n'est pas peut dire

 

4- Jamais, jamais, jamais Dieu n'abandonne le monde et son Eglise. Pourquoi aurions-nous peur ? Sans Lui nous ne pouvons rien faire et inversement

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Un religieux de vie apostolique

 

Louis Bourseau
Frère missionnaire des campagnes
Aumônier des Gens du Voyage.
Responsable de la préparation au
mariage sur le doyenné du Boischaut
Saint Ambroise

 

1-C'est très tôt que j'ai perçu l'appel du Seigneur. Né dans une famille vendéenne profondément chrétienne, vers l'âge de 10 ans, je me sentais appelé à suivre le Christ comme les pécheurs de Galilée. Quand j'écoutais l'Evangile, j'étais touché par Jésus et très vite j'ai perçu que le suivre était le meilleur choix de vie que je pouvais faire. A onze ans, j'entrais au petit séminaire. Cet appel aurait toujours été le plus fort même si d’autres vents avaient pu m'entrainer ailleurs.

 

2- Ce qui caractérise ma vocation.
* Ce fut d'abord un appel à faire quelque chose de très grand de ma vie. Dieu était cet absolu.
* C'est " je ferai de toi un pécheur d'homme."; c’est à dire, séduit par le Christ, je voulais le proclamer à mon tour: c'est l'aspect missionnaire.
* J'ai choisi d'entrer dans une communauté religieuse missionnaire pour partager avec d'autres la mission dans la
complémentarité et ensemble être signe de la fraternité.


3- C'est miser sa vie sur le Christ. C'est miser sur une valeur sûre, un véritable trésor. C'est vivre avec passion pour Dieu et pour les hommes. C'est accepter le combat de la vie avec le Christ, un chemin de bonheur profond qui n'exclut pas la croix.

 

4-Jésus n'abandonnera jamais son Eglise. Le monde a besoin des hommes pour participer à cette ouvre de salut. Je crois que l'Eglise en occident est au désert mais le désert refleurira. J'y crois profondément. Il nous faut semer... la croissance et la moisson ne nous appartiennent pas forcément. Soyons des semeurs de la Bonne Nouvelle

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Une religieuse contemplative

Soeur Marie-Noémie
Soeur de Saint Jean
Pellevoisin

 

1-J’ai grandi dans une famille chrétienne qui vit profondément sa foi. Mes parents ont toujours laissé la
porte ouverte à une ou plusieurs vocations parmi leurs 6 enfants. Je suis l’ainée. Je devais avoir 11 ou 12 ans quand
j’ai découvert cet appel de Jésus…mais je voulais me marier et avoir une famille nombreuse. Pendant toute mon
adolescence cet appel était là ; je ne répondais pas « oui » mais je savais intimement que je ne perdrais rien en me livrant à l’amour de Jésus. Après avoir passé mon bac, je suis allée à St Quentin auprès des frères de St Jean pour une année d’Ecole de Vie. L’appel était toujours là, mais je luttais contre de pieds fermes ! Cette année a été un temps de lutte mais de très grandes grâces. Et c’est à la fin de cette année que j’ai découvert d’une nouvelle manière la folie de l’amour du Christ pour moi…et face à cet amour, seul l’amour peut répondre. Et c’est avec une très grande paix et une très grande joie que j’ai répondu « oui ! ». En septembre de l’année suivante, à 18 ans j’entrais chez les soeurs contemplatives de St Jean .C’était il y a 5 ans.


2- La vocation religieuse, à la différence du mariage (où le sacrement vient sanctifier une amitié humaine), vient
directement d’en haut. C’est Jésus qui nous choisit (Jn 15,16) et lorsque nous répondons à son appel, Jésus
s’engage encore plus que nous car il veut notre bonheur infiniment plus que nous .Il nous veut à sa taille ! L'appel du
Christ est une gratuité et une miséricorde absolues, nous ne méritons rien. C’est Jésus qui nous demande
« Acceptes-tu de te laisser aimer par moi, d’un amour qui brûle toutes tes résistances, d’un amour qui te veut tout
entière, d’un amour qui seul peut combler tous les désirs de ton coeur ? ». C’est son amour qui nous attire.
 

 La vie religieuse contemplative est, au coeur de l’Église, la continuation du mystère de la compassion de la Vierge Marie ; Marie qui se laisse attirer par l’amour de son Dieu, jusqu’au pied de la Croix, et qui porte au plus intime de son coeur toute notre humanité blessée pour l’offrir à Jésus.

 

3- Y-a-t-il une plus grande joie que d’être uni au coeur de Celui qui nous aime et qui a été jusqu’à offrir sa vie sur la Croix pour nous sauver et nous manifester son amour ? Si jésus vous appelle à tout quitter pour le suivre, « N’ayez pas peur ! ». Oui, ce n’est pas une vocation à notre taille, c’est une vocation à la taille de Dieu. Mais Dieu s’engage et « Nul ne peut rien arracher de la main de mon Père » (Jn 10,29). Lui seul peut combler la soif d’amour et d’absolu de votre coeur.

 

4- Dans notre monde, pour notre monde, c’est une folie de suivre Jésus en lui donnant toute notre vie…mais quel est le sens de notre vie sur la terre ? Quelle est notre Sagesse ? Notre vie sur la terre est un pèlerinage vers le ciel…on est fait pour le ciel ! « Nous devons penser au Paradis ! La carte de notre vie chrétienne jouons-la en pointant sur le Paradis » (Jean Paul II). Et notre Sagesse, c’est la folie de la Croix, La folie de cet amour de Dieu pour sa Créature ; de Dieu qui se fait homme et qui meurt sur la Croix pour nous sauver. Lorsque nous sommes unis à Jésus, nous commençons le ciel
sur la terre. Et notre Espérance c’est que dans l’ordre de l’amour, c’est toujours Jésus qui a le dernier mot : si nous nous livrons à son amour, nous serons comblés infiniment au-delà de nos désirs.

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Une religieuse de vie apostolique

Soeur Marie-Amélie
Compagnie de
Sainte Ursule d’Anne
de Xainctonge,
Chateauneuf-sur-Cher

 

1- Je suis née et j’ai grandi dans une famille de huit enfants dont je suis le numéro trois. Famille de tradition chrétienne, nous apprenions les choses de la foi à la maison et à l’école catholique du quartier. Au milieu de mes frères et soeurs, j’étais une petite fille sensible, roublarde et rebelle… « Elle n’est jamais où elle doit être » disait-on…C’est lorsque j’ai changé d’école, en 6è, que j’ai commencé à découvrir la chose la plus importante de ma vie : Celui dont j’avais entendu parler depuis toujours, qui était encore pour moi le « Seigneur de tout le monde », celui-là m’aimait, moi, personnellement. Lui comprenait mon goût de vivre et de vivre libre. Lui ne me reprochait rien… Peu à peu tout ce qui me permettait de le rencontrer et de le connaître mieux me devint plus précieux : le
catéchisme et la découverte de l’Evangile dans ma nouvelle école, la prière en famille, la messe dominicale, mais aussi la vie avec d’autres en ACE, en équipe de MEJ (qu’on appelait encore la « croisade eucharistique »), et plus tard la JEC, mouvement dans lequel je prendrai des responsabilités. C’est en fin de classe de cinquième que ma nouvelle école avait l’habitude de proposer l’étape de la profession de foi. J’avais douze ans. Durant la petite retraite qui précédait ce grand jour, nous fûmes invitées à apprendre par coeur cette invocation que nous dirions « tout haut » juste avant de communier : « O Jésus, qui vous donnez à moi, je me donne à vous pour toujours ». Ces mots, que chaque enfant reprenait à son tour, furent pour moi comme mes premiers mots d’amour… Une grande paix m’envahit : Rien, désormais, ne pourrait me séparer de l’amour du Christ, mon Seigneur. De fait, je n’ai plus
douté de l’appel de Dieu dans ma vie.

2- Comment répondre à cet appel, à cet attrait qui m’habitait ? Je n’avais pas du tout envie de passer mon temps en prière…
J’aimais la vie avec mes amis, avec mes nombreux cousins en vacances, j’aimais les camps de jeunes, les chants et le théâtre… Mon adolescence ne fut pas facile. J’avais hâte de prendre ma liberté. A la fin d’une première année de Fac à Paris, ma mère apprenait que j’étais renvoyée du foyer de
jeunes filles où je me trouvais… car « trop rebelle ». C’est pourtant cette année-là que j’appris à mes parents ma décision d’être religieuse. Ma mère me dit : « tu ne tiendras jamais »… Pourtant, avec la grâce de Dieu, je tiens toujours. J’ai un peu hésité avant de choisir la congrégation où je me trouve. Ma première idée avait été de devenir carmélite comme plus absolu. J’avais pensé aussi aux petites soeurs de Jésus à cause de leur grande pauvreté. Mais ce qui m’a décidé pour une congrégation apostolique, avec l’aide d’un directeur spirituel que je rencontrais régulièrement, c’était de me sentir appelée à « annoncer » la Bonne Nouvelle, dévoiler ce trésor que j’avais moi-même trouvé, à tous ceux et celles qui ne le connaissaient pas : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique »… « En lui, tu es aimé, aimée, depuis la fondation du monde ». Après bien des années sur cette route, je découvre que ma vocation est de « commencer » chaque jour à suivre mon Seigneur. Le chercher en toutes choses et voir toutes choses en lui. L’imiter dans sa façon de marcher humblement dans l’existence. Louer le Père avec Jésus dans l’Esprit. Essayer d’aimer, de pardonner, d’humaniser toute relation, à commencer par mes soeurs en communauté. Tenter de révéler à quiconque qu’il est aimé. C’est pourquoi je me trouve bien dans cette famille religieuse des soeurs de Ste Ursule dont la fondatrice, Anne de Saintonge, « avait pris comme modèle Jésus-Christ conversant avec les hommes ».

 

3- Si des jeunes venaient me questionner, je tenterai de leur dire ainsi ce qui m’habite. Je ne leur cacherai pas que la route est parfois rude. Je tâcherai surtout de les aider à discerner en eux ce qui les amène à se poser la question de leur vocation.

 

4- Mon espérance aujourd’hui, pour moi-même, pour l’Église, pour ma petite congrégation, c’est l’espérance joyeuse d’Abraham qui partit « sans savoir où il allait », certain d’être dans la bonne direction. C’est aussi celle de Sara qui, humiliée parce que stérile, fut « visitée » par le Seigneur qui lui donna
un fils, car comme elle, comme Marie à l’annonce de l’ange, nous savons bien dans la foi que « rien n’est impossible à Dieu »

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Un diacre permanent

 

Yves-Marie Stahl
Diacre permanent depuis 2005,

Indre Mission auprès des personnes seules ou en difficultés matérielles et spirituelles

 en milieu rural

1-Aujourd’hui, je pourrais répondre sans hésiter : le jour de mon Baptême. Depuis chaque évènement tisse la toile de ma vocation de chrétien. Ces évènements joyeux ou douloureux ont buriné cette réponse. A chaque fois, il m’a fallu réajuster mon oui à cet appel. Le jour de notre mariage, Françoise et moi répondions oui à cette aventure à deux. Deux ans plus tard, l’annonce de ma stérilité par un médecin, nous obligeait à transformer notre projet initial et d’abandonner notre propre image du couple, pour rentrer dans le projet de Dieu. D’année en année, il nous a fallu reconstruire un autre oui. C’est dans cette nouvelle transformation qu’un prêtre m’a proposé de réfléchir au diaconat.

 

2-Encore un autre oui à forger. Sans enfant, le diaconat était pour nous une réponse à cette recherche de fécondité. En route pour une nouvelle aventure ! Et voici qu’un autre évènement vient tout bouleverser. Après dix en de mariage, nous attendions  un enfant ! Une petite Déborah naissait au sein de notre foyer. A cet instant, nous avons compris que notre oui ressemblait au oui d’Abraham : « pars de ton pays, de ta famille et de la maison de
ton Père vers le pays que je te ferai voir (gen 12,1). Tout au long de ce chemin avec le Seigneur, j’ai pu remarquer que ce dernier déteste les situations bien ficelées. Il est difficile avec le Seigneur de s’installer, de croire qu’enfin le terme est arrivé. Il nous faut toujours passer au large.

 

3- Si un jeune se sent appelé à suivre le Seigneur, je lui dirais que l’aventure, et c’est bien une aventure dans tous les sens du terme, cette aventure donc entraîne une part d’inconnu. Et il ne faut pas craindre de mettre nos pas dans ses pas, sans trop connaître la direction, avec la certitude que ce guide nous
conduira toujours à bon port, souvent par des chemins que nous n’aurions pas forcément choisis.

 

4- Dans tous ces événements, mon espérance est celui du psalmiste « je désire le Seigneur plus que le veilleur ne guette l’aurore ». (ps 129).

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reportage au sein du séminaire interdiocésain d'Orléans

Le séminaire d'Orléans se dévoile !

Reportage au sein du séminaire interdiocésain d'Orléans. Mieux comprendre la formation des futurs prêtres, mieux comprendre leur vocation, leur motivation, c'est ce qu'à cherché à mettre en lumière une équipe de reporters de scouts d'Europe de la IIIème Bourges. La patrouille du Cerf vous propose en exclu reportage et témoignages.

Article conçu, propos recueillis et crédits photos :

Maxence Bergerault et la patrouille du Cerf de la IIIème Bourges

www.seminaire-orleans.fr.

Le séminaire en quelques mots

Le séminaire est un passage obligé pour devenir prêtre. Créé au XIXème siècle, le séminaire d’Orléans rassemble une trentaine de séminaristes de sept diocèses différents : Blois, Bourges, Orléans, Chartres, Sens-Auxerre, Tours, et Nevers, pour une capacité d’environ cinquante places.

Il est dirigé par un Eudiste (personne faisant partie de la congrégation catholique de Jésus et Marie créé en 1643 par St Jean Eudes ; cette congrégation a pour rôle, notamment de former les séminaristes) désigné pour six ans.

Son rôle :

-Etre responsable de la maison.

-Prendre avis auprès des évêques afin de pouvoir diriger au mieux le séminaire.

-Diriger l’équipe des prêtres formateurs.

La Chapelle

La bibliothèque

L'équipe encadrante du séminaire comprend sept prêtres dont quatre Eudistes, ainsi que des intervenants extérieurs pour enseigner huit matières différentes : la philosophie, la théologie, l’exégèse, l’hébreu, le grec, le latin, la sociologie et la psychologie.

La formation d’un séminariste est mise sous la tutelle d’un prêtre, et nécessite environ six ans.

Elle est divisée en trois cycles de deux ans : le premier cycle est consacré à la catéchèse, le deuxième et le troisième à la vie pastorale.

A la fin du premier cycle, les séminaristes ont le choix de passer en troisième année ou de pratiquer un stage à l’étranger (d’environ un à deux ans).

A partir du deuxième cycle, les séminaristes passent tous les quinze jours quatre jours en paroisse, et ont la possibilité de changer de paroisse au bout de deux ans.

Lorsqu’ils ne sont pas en paroisse, les séminaristes continuent leur formation au séminaire. Ils ont environ vingt-cinq heures de cours par semaine. Une classe est dédiée à ceux qui sont en difficulté. Régulièrement, il est procédé à un contrôle des connaissances comme dans toute faculté ou école.

Des journées qui sont rythmées par la prière et les cours.

Une chambre

Salle de Convivialité

Déroulement d’une journée :

-7h30 : laudes

-8h30 : début des cours

-11h45 : messe

-12h00 : déjeuner

-14h30 : reprise des cours ou des activités

-19h00 : vêpres

-22h30 : silence de la nuit

De plus chaque séminariste a une tâche hebdomadaire telle que la préparation de la prière, la vaisselle ou le jardinage, et une mission annuelle telle que la communication extérieure, la responsabilité de la bibliothèque, l’informatique…

Les études des séminaristes sont en général financées par les diocèses et par les familles lorsqu’elles en ont la possibilité.

A la fin de leur cinquième année de formation, ils peuvent demander à l’évêque de leur diocèse l’ordination diaconale. Suite à leur ordination, ils n’ont plus le droit de se marier.

A partir de vingt-cinq ans, ils peuvent demander à être ordonné prêtre.

Les reporters en actions

Salle de cours

Des portraits de séminaristes

Olivier est issu d’une famille chrétienne non pratiquante. Alors que ses parents ne vont jamais à la messe, il consacre quelques heures par semaine au catéchisme. Cependant, il décide, un jour, de ne plus mettre les pieds dans une église. Seulement dix ans plus tard, alors qu’un ami l’invite à une répétition de chant religieux dont la beauté le saisit, que du jour au lendemain il retourne à la messe.

Des études d’hôtellerie en poche, il devient maître d’hôtel. Parallèlement, la messe prend une place de plus en plus régulière et vitale dans son quotidien.

En 1996, il décide de retourner dans sa paroisse natale, au coeur de Paris. Une longue discussion avec le curé le bouleverse. Il prend rapidement les rênes des enfants de choeur de la paroisse et devient grand clerc.

Un peu plus tard, le prêtre de la paroisse lui propose de devenir prêtre. D'abord hésitant, il a été invité alors à venir habiter dans un des studios appartenant à la paroisse, proche de l'église. En allant travailler chaque jour, il a pu ainsi appréhender la vie en communauté avec les autres séminaristes du presbytère.

A trente et un ans, il décide de devenir prêtre. Il vit dans une congrégation religieuse pendant trois ans puis entre au séminaire d’Orléans.

Ordonné diacre en octobre 2007, il est actuellement en sixième année de formation et s'apprête à devenir prêtre.

Sébastien a été lui élevé dans la foi dès son plus jeune âge. Servant d’autel, il était fasciné par la liturgie. En 1994, suite au décès de son curé, sa paroisse se retrouva sans prêtre pendant environ six mois. Il prit alors conscience que l’Église manquait de pasteurs. Un nouveau prêtre arriva, et discerna une vocation possible chez Sébastien. Après de nombreuses discutions, l'appel à suivre le Christ se fit plus insistant. Sébastien suivit une formation universitaire, puis entra au séminaire d’Orléans. A la fin de son premier cycle de sa formation, s'en est suivi un stage de deux ans en Bulgarie. A son retour en France, il a repris ses cours, a été ordonné diacre et est actuellement en dernière année de formation.

Père Luc Crépy, Supérieur

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Liens et Supports

Le DVD du séminaire et les notices explicatives

   

cliquer les images pour agrandir !!!

 

http://vocations.cef.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

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