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Images cliquables en HD
©E. MALAVAUX (ID)
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Depuis son arrivée à
Bourges, Mgr Maillard, n'a cessé d'interpeller les catholiques du diocèse sur le
thème des vocations... Ces pages autour des vocations, vous permettront de
trouver différentes ressources pour comprendre ce qu'est une vocation, et
comment chaque baptisé peut la vivre. Ressources et liens vous permettront de
bâtir aussi des interventions auprès de différents groupes.
*
Une série de
témoignages autour des vocations : époux et épouse,
religieux et
religieuses, prêtre,
séminariste,
diacre permanent, ...
*
Un reportage au sein
du séminaire interdiocésain d'Orléans
*
Des liens et
différents supports
*
Ressources : journée
mondiale de prière pour les vocations
Témoignages :
Les vocations c’est l’affaire de tous.
Afin de mieux vous faire comprendre l’appel que Dieu lance à
chacun d’entre nous, le service des vocations du diocèse de
Bourges a recueilli en 2007 quelques témoignages de personnes
ayant eu la grâce d’offrir leur vie au Seigneur.
Pour cela,
ces personnes aux itinéraires variés, ont accepté de nous répondre
par le biais de quatre questions :
1- Les circonstances dans lesquelles ces personnes ont
répondu à l’appel du Seigneur
2- Quelle est la caractéristique principale de leur vocation
?
3- Pour elles, que faut-il dire à un jeune qui se pose des
questions sur sa vocation ?
4- Quelle est aujourd’hui leur espérance ?
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Un
couple

Bénédicte
et Jérôme
Bergerault
Mariés depuis septembre 1983
5 enfants de 20 à 8 ans
Vivent à Bourges |
1-Elevé dans une famille de tradition chrétienne et malgré le divorce
de mes parents, il me semblait « naturel » de
m’engager avec Béné en me mariant à l’église. Cependant ayant une Foi plutôt
sociale que personnelle et malgré une
préparation au mariage sérieuse, je n’ai pas vraiment eu conscience de répondre
à un « appel du Seigneur » le jour de
mon mariage. C’est plus tard lorsque je me suis senti touché personnellement par
le Christ que j’ai réalisé la chance inouïe de partager avec mon épouse la même
quête, la même soif de Dieu et de pouvoir avancer ensemble sur ce chemin de
sainteté qu’est le mariage.
2- Ce qui caractérise notre vocation c’est le OUI prononcé le jour de notre
mariage et redit tous les jours de notre vie. Un OUI pour aimer l’autre tel
qu’il est mais aussi tel qu’il deviendra.
Un OUI, qui nourri par le sacrement de Mariage, nous permet d’être, l’un pour
l’autre et pour nos enfants, des témoins de la Foi et de l’Amour du Christ |
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3-Aux jeunes, nous
dirions que se marier, c’est donner librement sa vie pour construire
une relation féconde. C’est vivre « une aventure au quotidien » pour
fonder une famille, accueillir les autres, s’engager et témoigner
dans la vie de tous les jours …. Participer à la création. Prendre
le risque de cet
engagement, c’est donner un sens à sa vie.
4- Notre espérance, c’est
d’être capable de reconnaître le Christ dans les personnes que nous
rencontrons chaque jour. C’est croire qu’Il est vivant, qu’Il nous
attend et qu’Il nous accueillera au soir de notre vie.
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Un prêtre diocésain

Père Jean- François Breton
Curé doyen du Val de Creuse,
curé de la paroisse
sainte Jeanne Elisabeth (Le Blanc)
et de Tournon Saint Martin
Ordonné en 1975
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1-J’ai pensé à être prêtre, j’avais 9 ans. J’aimais participer aux offices avec
mes parents. La beauté des célébrations, la joie du curé de ma paroisse, son
amour de Dieu et sa passion de servir les autres, m’ont marqué depuis mon plus
jeune âge. Chaque mercredi, j’allais au patronage. Nous étions entre 250 et 300
jeunes. Je m’épanouissais au sein de ma paroisse. A 11 ans, mon curé me demanda
: « as-tu pensé un jour à être prêtre ? » ; et sans hésitation, avec une joie
difficile à définir, j’ai répondu « Oui ». A aucun moment de mon adolescence, je
n’ai douté de l’appel de Dieu. Je ressentais en moi une véritable aspiration à
me donner au Seigneur : sentiment difficile à exprimer. J’ai eu la chance d’être
accompagné par mes parents et de vivre avec eux, les temps forts de la vie
liturgique de l’Église.
Aujourd’hui, je pense que la famille est importante dans l’éveil d’une vocation.
Je fus marqué également par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. A 11 ans, j’avais
déjà lu : « Histoire d’une âme ». Je crois que Thérèse de Lisieux m’a aidé à
découvrir l’appel du Seigneur. Elle fut mon maître à penser et elle l’est encore
aujourd’hui
2- Ce qui caractérise ma vocation, c’est le désir de me donner au Seigneur et à
l’Église ; c’est aussi d’aider mes frères à découvrir le Message de l’Évangile,
ce message qui motive toute ma vie et qui me permet de devenir ce que Dieu veut
que je sois. Ce qui caractérise aussi ma vocation, c’est de témoigner de la joie
évangélique. Je suis un prêtre heureux et il est très important pour moi de
témoigner de cette joie qui m’habite. Etre prêtre est pour moi l’occasion de
dire et de témoigner que Dieu peut combler toute une vie. Je ne regrette pas de
m’être donné à l’Amour. Pour moi ; le Célibat est un don qui m’est fait pour
mieux vivre ce don de moi-même au Seigneur, à l’Eglise et à mes frères. Le
Célibat est une richesse dont je n’aurai jamais fini d’en mesurer les fruits. |
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3- Si des jeunes se
posent la question de leur vocation, je les encouragerai à prendre
au sérieux l’appel qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes. Dieu ne
peut jamais nous conduire dans une impasse. Ne jamais fermer la
porte au Seigneur, mais il est important de lui dire, comme le jeune
Samuel : « Parle
Seigneur, ton serviteur t’écoute ! ». Si des jeunes venaient me
parler de leur vocation, je leur dirais : « priez, faites-vous
accompagner dans votre recherche, prenez le temps de découvrir
l’oeuvre de Dieu dans vos vies et répondez au Seigneur, sans
crainte, sans peur. Dieu comble toute une vie. »
4- Mon espérance aujourd’hui ? Dieu continue d’appeler, l’Eglise
aura toujours les prêtres dont elle a besoin. Je crois en
cette Eglise qui m’a éduqué dans la Foi et qui m’envoie pour
proclamer la Bonne nouvelle du Salut. Mon expérience aujourd’hui,
c’est qu’à toute situation particulière correspond
une Grâce particulière. J’ai confiance ; l’Esprit Saint est toujours
à l’oeuvre.
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Un séminariste

Loïc Jaouanet
Séminariste en 5éme année
23 ans
Originaire de Vierzon
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1-Pour ma part, lorsque j'emploie le
mot appel pour caractériser ma vocation, j'entends la joie que j'ai à envisager
la vie de prêtre diocésain. Je me sens appelé dans le sens où je perçois que
c'est dans cette vie là que je serais heureux. Dieu appelle tout le monde au
bonheur. Je pense que la vie de prêtre peut combler mes attentes. Dans ma
relation à Dieu je ressens aussi que c'est dans cette vie là que je serais le
plus à même à participer à l'annonce du Royaume. C'est dans cette vie là que je
serais témoin de l'amour que Dieu porte aux hommes. Si je peux affirmer cette
chose c'est que j'ai confiance en Dieu, j'ai confiance en sa capacité à me
soutenir. Je le sais aussi grâce à ceux que j'ai vu rayonner alors qu'ils
avaient fait ce choix. C'est très important d'avoir des exemples. Je rends grâce
à
Dieu de m'avoir donné de tels exemples. Nous sommes des hommes, nous avons
besoin de voir et merci Seigneur, tu m'as donné de voir. J'ai longtemps pensé
n'être pas digne, mais Jésus lui-même ne c'était pas choisit une équipe de
vainqueur durant sa vie. Mais il les a fait se dépasser, il les amener plus
loin. Personne n'est digne ou plutôt tout le monde l'est, car c'est Jésus qui
appelle, c'est lui qui donne. Il sait lui ce dont nous sommes capables.
2- L'annonce du royaume et le service
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3- Ne pas avoir peur.
Elle est vraiment mauvaise conseillère. Elle nous fait couler comme
Pierre en pleine mer. Osons, avec Jésus on marche sur la mer, ce qui
parfois n'est pas peut dire
4- Jamais, jamais, jamais
Dieu n'abandonne le monde et son Eglise. Pourquoi aurions-nous peur
? Sans Lui nous ne pouvons rien faire et inversement
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Un religieux de vie
apostolique

Louis Bourseau
Frère missionnaire des campagnes
Aumônier des Gens du Voyage.
Responsable de la préparation au
mariage sur le doyenné du Boischaut
Saint Ambroise |
1-C'est très tôt que j'ai perçu
l'appel du Seigneur. Né dans une famille vendéenne profondément chrétienne, vers
l'âge de 10 ans, je me sentais appelé à suivre le Christ comme les pécheurs de
Galilée. Quand j'écoutais l'Evangile, j'étais touché par Jésus et très vite j'ai
perçu que le suivre était le meilleur choix de vie que je pouvais faire. A onze
ans, j'entrais au petit séminaire. Cet appel aurait toujours été le plus fort
même si d’autres vents avaient pu m'entrainer ailleurs.
2- Ce qui caractérise ma vocation.
* Ce fut d'abord un appel à faire quelque chose de très grand de ma vie. Dieu
était cet absolu.
* C'est " je ferai de toi un pécheur d'homme."; c’est à dire, séduit par le
Christ, je voulais le proclamer à mon tour: c'est l'aspect missionnaire.
* J'ai choisi d'entrer dans une communauté religieuse missionnaire pour partager
avec d'autres la mission dans la
complémentarité et ensemble être signe de la fraternité.
3- C'est miser sa vie sur le Christ. C'est miser sur une valeur sûre, un
véritable trésor. C'est vivre avec passion pour Dieu et pour les hommes. C'est
accepter le combat de la vie avec le Christ, un chemin de bonheur profond qui
n'exclut pas la croix.
4-Jésus n'abandonnera jamais son
Eglise. Le monde a besoin des hommes pour participer à cette ouvre de salut. Je
crois que l'Eglise en occident est au désert mais le désert refleurira. J'y
crois profondément. Il nous faut semer... la croissance et la moisson ne nous
appartiennent pas forcément. Soyons des semeurs de la Bonne Nouvelle |
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Une
religieuse contemplative

Soeur Marie-Noémie
Soeur de Saint Jean
Pellevoisin |
1-J’ai grandi dans une famille
chrétienne qui vit profondément sa foi. Mes parents ont toujours laissé la
porte ouverte à une ou plusieurs vocations parmi leurs 6 enfants. Je suis l’ainée.
Je devais avoir 11 ou 12 ans quand
j’ai découvert cet appel de Jésus…mais je voulais me marier et avoir une famille
nombreuse. Pendant toute mon
adolescence cet appel était là ; je ne répondais pas « oui » mais je savais
intimement que je ne perdrais rien en me livrant à l’amour de Jésus. Après avoir
passé mon bac, je suis allée à St Quentin auprès des frères de St Jean pour une
année d’Ecole de Vie. L’appel était toujours là, mais je luttais contre de pieds
fermes ! Cette année a été un temps de lutte mais de très grandes grâces. Et
c’est à la fin de cette année que j’ai découvert d’une nouvelle manière la folie
de l’amour du Christ pour moi…et face à cet amour, seul l’amour peut répondre.
Et c’est avec une très grande paix et une très grande joie que j’ai répondu «
oui ! ». En septembre de l’année suivante, à 18 ans j’entrais chez les soeurs
contemplatives de St Jean .C’était il y a 5 ans.
2- La vocation religieuse, à la différence du mariage (où le sacrement vient
sanctifier une amitié humaine), vient
directement d’en haut. C’est Jésus qui nous choisit (Jn 15,16) et lorsque nous
répondons à son appel, Jésus
s’engage encore plus que nous car il veut notre bonheur infiniment plus que nous
.Il nous veut à sa taille ! L'appel du
Christ est une gratuité et une miséricorde absolues, nous ne méritons rien.
C’est Jésus qui nous demande
« Acceptes-tu de te laisser aimer par moi, d’un amour qui brûle toutes tes
résistances, d’un amour qui te veut tout
entière, d’un amour qui seul peut combler tous les désirs de ton coeur ? ».
C’est son amour qui nous attire.
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La vie religieuse
contemplative est, au coeur de l’Église, la continuation du mystère
de la compassion de la Vierge Marie ; Marie qui se laisse attirer
par l’amour de son Dieu, jusqu’au pied de la Croix, et qui porte au
plus intime de son coeur toute notre humanité blessée pour l’offrir
à Jésus.
3- Y-a-t-il une plus
grande joie que d’être uni au coeur de Celui qui nous aime et qui a
été jusqu’à offrir sa vie sur la Croix pour nous sauver et nous
manifester son amour ? Si jésus vous appelle à tout quitter pour le
suivre, « N’ayez pas peur ! ». Oui, ce n’est pas une vocation à
notre taille, c’est une vocation à la taille de Dieu. Mais Dieu
s’engage et « Nul ne peut rien arracher de la main de mon Père » (Jn
10,29). Lui seul peut combler la soif d’amour et d’absolu de votre
coeur.
4- Dans notre monde, pour
notre monde, c’est une folie de suivre Jésus en lui donnant toute
notre vie…mais quel est le sens de notre vie sur la terre ? Quelle
est notre Sagesse ? Notre vie sur la terre est un pèlerinage vers le
ciel…on est fait pour le ciel ! « Nous devons penser au Paradis ! La
carte de notre vie chrétienne jouons-la en pointant sur le Paradis »
(Jean Paul II). Et notre Sagesse, c’est la folie de la Croix, La
folie de cet amour de Dieu pour sa Créature ; de Dieu qui se fait
homme et qui meurt sur la Croix pour nous sauver. Lorsque nous
sommes unis à Jésus, nous commençons le ciel
sur la terre. Et notre Espérance c’est que dans l’ordre de l’amour,
c’est toujours Jésus qui a le dernier mot : si nous nous livrons à
son amour, nous serons comblés infiniment au-delà de nos désirs.
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Une
religieuse de vie apostolique

Soeur Marie-Amélie
Compagnie de
Sainte Ursule d’Anne
de Xainctonge,
Chateauneuf-sur-Cher |
1- Je suis née et j’ai grandi dans
une famille de huit enfants dont je suis le numéro trois. Famille de tradition
chrétienne, nous apprenions les choses de la foi à la maison et à l’école
catholique du quartier. Au milieu de mes frères et soeurs, j’étais une petite
fille sensible, roublarde et rebelle… « Elle n’est jamais où elle doit être »
disait-on…C’est lorsque j’ai changé d’école, en 6è, que j’ai commencé à
découvrir la chose la plus importante de ma vie : Celui dont j’avais entendu
parler depuis toujours, qui était encore pour moi le « Seigneur de tout le monde
», celui-là m’aimait, moi, personnellement. Lui comprenait mon goût de vivre et
de vivre libre. Lui ne me reprochait rien… Peu à peu tout ce qui me permettait
de le rencontrer et de le connaître mieux me devint plus précieux : le
catéchisme et la découverte de l’Evangile dans ma nouvelle école, la prière en
famille, la messe dominicale, mais aussi la vie avec d’autres en ACE, en équipe
de MEJ (qu’on appelait encore la « croisade eucharistique »), et plus tard la
JEC, mouvement dans lequel je prendrai des responsabilités. C’est en fin de
classe de cinquième que ma nouvelle école avait l’habitude de proposer l’étape
de la profession de foi. J’avais douze ans. Durant la petite retraite qui
précédait ce grand jour, nous fûmes invitées à apprendre par coeur cette
invocation que nous dirions « tout haut » juste avant de communier : « O Jésus,
qui vous donnez à moi, je me donne à vous pour toujours ». Ces mots, que chaque
enfant reprenait à son tour, furent pour moi comme mes premiers mots d’amour…
Une grande paix m’envahit : Rien, désormais, ne pourrait me séparer de l’amour
du Christ, mon Seigneur. De fait, je n’ai plus
douté de l’appel de Dieu dans ma vie. |
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2- Comment répondre à cet
appel, à cet attrait qui m’habitait ? Je n’avais pas du tout envie
de passer mon temps en prière…
J’aimais la vie avec mes amis, avec mes nombreux cousins en
vacances, j’aimais les camps de jeunes, les chants et le théâtre…
Mon adolescence ne fut pas facile. J’avais hâte de prendre ma
liberté. A la fin d’une première année de Fac à Paris, ma mère
apprenait que j’étais renvoyée du foyer de
jeunes filles où je me trouvais… car « trop rebelle ». C’est
pourtant cette année-là que j’appris à mes parents ma décision
d’être religieuse. Ma mère me dit : « tu ne tiendras jamais »…
Pourtant, avec la grâce de Dieu, je tiens toujours. J’ai un peu
hésité avant de choisir la congrégation où je me trouve. Ma première
idée avait été de devenir carmélite comme plus absolu. J’avais pensé
aussi aux petites soeurs de Jésus à cause de leur grande pauvreté.
Mais ce qui m’a décidé pour une congrégation apostolique, avec
l’aide d’un directeur spirituel que je rencontrais régulièrement,
c’était de me sentir appelée à « annoncer » la Bonne Nouvelle,
dévoiler ce trésor que j’avais moi-même trouvé, à tous ceux et
celles qui ne le connaissaient pas : « Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique »… « En lui, tu es aimé, aimée, depuis
la fondation du monde ». Après bien des années sur cette route, je
découvre que ma vocation est de « commencer » chaque jour à suivre
mon Seigneur. Le chercher en toutes choses et voir toutes choses en
lui. L’imiter dans sa façon de marcher humblement dans l’existence.
Louer le Père avec Jésus dans l’Esprit. Essayer d’aimer, de
pardonner, d’humaniser toute relation, à commencer par mes soeurs en
communauté. Tenter de révéler à quiconque qu’il est aimé. C’est
pourquoi je me trouve bien dans cette famille religieuse des soeurs
de Ste Ursule dont la fondatrice, Anne de Saintonge, « avait pris
comme modèle Jésus-Christ conversant avec les hommes ».
3- Si des jeunes venaient
me questionner, je tenterai de leur dire ainsi ce qui m’habite. Je
ne leur cacherai pas que la route est parfois rude. Je tâcherai
surtout de les aider à discerner en eux ce qui les amène à se poser
la question de leur vocation.
4- Mon espérance
aujourd’hui, pour moi-même, pour l’Église, pour ma petite
congrégation, c’est l’espérance joyeuse d’Abraham qui partit « sans
savoir où il allait », certain d’être dans la bonne direction. C’est
aussi celle de Sara qui, humiliée parce que stérile, fut « visitée »
par le Seigneur qui lui donna
un fils, car comme elle, comme Marie à l’annonce de l’ange, nous
savons bien dans la foi que « rien n’est impossible à Dieu »
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Un diacre permanent

Yves-Marie
Stahl
Diacre permanent depuis 2005,
Indre Mission auprès des personnes seules ou
en difficultés matérielles et spirituelles
en milieu rural |
1-Aujourd’hui, je pourrais répondre
sans hésiter : le jour de mon Baptême. Depuis chaque évènement tisse la toile de
ma vocation de chrétien. Ces évènements joyeux ou douloureux ont buriné cette
réponse. A chaque fois, il m’a fallu réajuster mon oui à cet appel. Le jour de
notre mariage, Françoise et moi répondions oui à cette aventure à deux. Deux ans
plus tard, l’annonce de ma stérilité par un médecin, nous obligeait à
transformer notre projet initial et d’abandonner notre propre image du couple,
pour rentrer dans le projet de Dieu. D’année en année, il nous a fallu
reconstruire un autre oui. C’est dans cette nouvelle transformation qu’un prêtre
m’a proposé de réfléchir au diaconat.
2-Encore un autre oui à forger. Sans
enfant, le diaconat était pour nous une réponse à cette recherche de fécondité.
En route pour une nouvelle aventure ! Et voici qu’un autre évènement vient tout
bouleverser. Après dix en de mariage, nous attendions un enfant ! Une
petite Déborah naissait au sein de notre foyer. A cet instant, nous avons
compris que notre oui ressemblait au oui d’Abraham : « pars de ton pays, de ta
famille et de la maison de
ton Père vers le pays que je te ferai voir (gen 12,1). Tout au long de ce chemin
avec le Seigneur, j’ai pu remarquer que ce dernier déteste les situations bien
ficelées. Il est difficile avec le Seigneur de s’installer, de croire qu’enfin
le terme est arrivé. Il nous faut toujours passer au large.
3- Si un jeune se sent appelé à
suivre le Seigneur, je lui dirais que l’aventure, et c’est bien une aventure
dans tous les sens du terme, cette aventure donc entraîne une part d’inconnu. Et
il ne faut pas craindre de mettre nos pas dans ses pas, sans trop connaître la
direction, avec la certitude que ce guide nous
conduira toujours à bon port, souvent par des chemins que nous n’aurions pas
forcément choisis.
4- Dans tous ces événements, mon
espérance est celui du psalmiste « je désire le Seigneur plus que le veilleur ne
guette l’aurore ». (ps 129). |
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reportage au sein du séminaire interdiocésain d'Orléans |
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Le séminaire d'Orléans se dévoile !
Reportage au sein du
séminaire interdiocésain d'Orléans. Mieux comprendre la formation
des futurs prêtres, mieux comprendre leur vocation, leur motivation,
c'est ce qu'à cherché à mettre en lumière une équipe de reporters de
scouts d'Europe de la IIIème Bourges. La patrouille du Cerf vous
propose en exclu reportage et témoignages.
Article
conçu, propos recueillis et crédits photos :
Maxence
Bergerault et la patrouille du Cerf de la IIIème Bourges
www.seminaire-orleans.fr.
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Le
séminaire en quelques mots
Le séminaire
est un passage obligé pour devenir prêtre. Créé au XIXème siècle, le
séminaire d’Orléans rassemble une trentaine de séminaristes de sept
diocèses différents : Blois, Bourges, Orléans, Chartres,
Sens-Auxerre, Tours, et Nevers, pour une capacité d’environ
cinquante places.
Il est dirigé
par un Eudiste (personne faisant partie de la congrégation
catholique de Jésus et Marie créé en 1643 par St Jean Eudes ; cette
congrégation a pour rôle, notamment de former les séminaristes)
désigné pour six ans.
Son rôle :
-Etre responsable de la maison.
-Prendre avis auprès des évêques afin de pouvoir
diriger au mieux le séminaire.
-Diriger l’équipe des prêtres formateurs. |

La
Chapelle |
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La
bibliothèque |
L'équipe
encadrante du séminaire comprend sept prêtres dont quatre Eudistes,
ainsi que des intervenants extérieurs pour enseigner huit matières
différentes : la philosophie, la théologie, l’exégèse, l’hébreu, le
grec, le latin, la sociologie et la psychologie.
La formation
d’un séminariste est mise sous la tutelle d’un prêtre, et nécessite
environ six ans.
Elle est
divisée en trois cycles de deux ans : le premier cycle est consacré
à la catéchèse, le deuxième et le troisième à la vie pastorale.
A la fin du
premier cycle, les séminaristes ont le choix de passer en troisième
année ou de pratiquer un stage à l’étranger (d’environ un à deux
ans). |
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A partir du
deuxième cycle, les séminaristes passent tous les quinze jours
quatre jours en paroisse, et ont la possibilité de changer de
paroisse au bout de deux ans.
Lorsqu’ils ne
sont pas en paroisse, les séminaristes continuent leur formation au
séminaire. Ils ont environ vingt-cinq heures de cours par semaine.
Une classe est dédiée à ceux qui sont en difficulté. Régulièrement,
il est procédé à un contrôle des connaissances comme dans toute
faculté ou école.
Des journées
qui sont rythmées par la prière et les cours. |

Une
chambre |
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Salle
de Convivialité |
Déroulement d’une journée :
-7h30 : laudes
-8h30 : début des cours
-11h45 : messe
-12h00 : déjeuner
-14h30 : reprise des cours ou des activités
-19h00 : vêpres
-22h30 : silence de la nuit
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De plus chaque
séminariste a une tâche hebdomadaire telle que la préparation de la
prière, la vaisselle ou le jardinage, et une mission annuelle telle
que la communication extérieure, la responsabilité de la
bibliothèque, l’informatique…
Les études des
séminaristes sont en général financées par les diocèses et par les
familles lorsqu’elles en ont la possibilité.
A la fin de
leur cinquième année de formation, ils peuvent demander à l’évêque
de leur diocèse l’ordination diaconale. Suite à leur ordination, ils
n’ont plus le droit de se marier.
A partir de
vingt-cinq ans, ils peuvent demander à être ordonné prêtre.
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Les
reporters en actions |
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Salle
de cours |
Des
portraits de séminaristes
Olivier est issu d’une famille
chrétienne non pratiquante. Alors que ses parents ne vont jamais à
la messe, il consacre quelques heures par semaine au catéchisme.
Cependant, il décide, un jour, de ne plus mettre les pieds dans une
église. Seulement dix ans plus tard, alors qu’un ami l’invite à une
répétition de chant religieux dont la beauté le saisit, que du jour
au lendemain il retourne à la messe.
Des études
d’hôtellerie en poche, il devient maître d’hôtel. Parallèlement, la
messe prend une place de plus en plus régulière et vitale dans son
quotidien.
En 1996, il
décide de retourner dans sa paroisse natale, au coeur de Paris. Une
longue discussion avec le curé le bouleverse. Il prend rapidement
les rênes des enfants de choeur de la paroisse et devient grand
clerc.
Un peu plus
tard, le prêtre de la paroisse lui propose de devenir prêtre.
D'abord hésitant, il a été invité alors à venir habiter dans un des
studios appartenant à la paroisse, proche de l'église. En allant
travailler chaque jour, il a pu ainsi appréhender la vie en
communauté avec les autres séminaristes du presbytère.
A trente et un
ans, il décide de devenir prêtre. Il vit dans une congrégation
religieuse pendant trois ans puis entre au séminaire d’Orléans.
Ordonné diacre
en octobre 2007, il est actuellement en sixième année de formation
et s'apprête à devenir prêtre. |
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Sébastien a été lui élevé dans la
foi dès son plus jeune âge. Servant d’autel, il était fasciné par la
liturgie. En 1994, suite au décès de son curé, sa paroisse se
retrouva sans prêtre pendant environ six mois. Il prit alors
conscience que l’Église manquait de pasteurs. Un nouveau prêtre
arriva, et discerna une vocation possible chez Sébastien. Après de
nombreuses discutions, l'appel à suivre le Christ se fit plus
insistant. Sébastien suivit une formation universitaire, puis entra
au séminaire d’Orléans. A la fin de son premier cycle de sa
formation, s'en est suivi un stage de deux ans en Bulgarie. A son
retour en France, il a repris ses cours, a été ordonné diacre et est
actuellement en dernière année de formation. |

Père
Luc Crépy, Supérieur |
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Liens
et Supports |
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